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Pas de coopération économique avant la fin de la guerre : la fermeté des États-Unis en question

2 septembre 2026·4 min de lecture
Illustration: The Gist · Illustration éditoriale générée par IA

Le 31 août 2026, lors du sommet du G20, la secrétaire au Trésor des États-Unis, Scott Bessent, a clairement indiqué au ministre des Finances russe, Anton Siluanov, qu'une coopération économique serait impossible « jusqu'à la fin de la guerre ». Cette scène dépasse un simple refus diplomatique et interroge sur la complexité des relations entre guerre et économie. La stratégie de refus de coopération économique pendant la guerre est-elle un moyen efficace de pression sur la Russie, ou un choix paradoxal qui complique une solution diplomatique à long terme?

Le refus catégorique de la secrétaire au Trésor des États-Unis lors du sommet du G20 face à la demande de coopération économique de la Russie a envoyé un message clair: tant que la guerre se poursuit, aucune incitation économique ne sera offerte. Cela signifie que les États-Unis utilisent les sanctions non seulement comme un moyen de punition, mais aussi comme un levier diplomatique pour mettre fin à la guerre. En effet, les États-Unis ont maintenu des sanctions étendues dans les domaines financier, énergétique et technologique pour couper les sources de financement de la guerre de la Russie. Ces sanctions exercent une pression réelle sur l'économie russe tout en cherchant à obtenir un levier pour les négociations.

Cependant, les sanctions n'ont pas toujours l'effet escompté. Un rapport de 2025 du Government Accountability Office des États-Unis a analysé que bien que les sanctions et le contrôle des exportations aient frappé l'économie russe, celle-ci n'a pas été complètement surmontée. Il est particulièrement notable que dans des secteurs clés comme l'industrie militaire, la Russie continue d'accéder à des technologies et des ressources. Cela montre que les sanctions ne sont pas une condition suffisante pour mettre fin à la guerre.

L'analyse du MIT Security Studies Program souligne le paradoxe du commerce en temps de guerre, où le commerce entre États ne cesse pas complètement. Initialement, les sanctions ciblaient principalement les articles liés à l'armement, mais avec le temps, elles se sont étendues aux biens intermédiaires et aux matières premières. Néanmoins, certains échanges commerciaux persistent, révélant ainsi les limites de l'efficacité des sanctions. Cela indique que la stratégie de refus de coopération économique ne signifie pas une rupture totale, mais fonctionne plutôt dans une structure d'interdépendance complexe.

Par le passé, les États-Unis et la Russie ont utilisé la coopération économique comme un moyen important de normaliser leurs relations diplomatiques. Des initiatives comme la commission Gore-Tchernomyrdine dans les années 1990 ont soutenu la transition de la Russie vers une économie de marché, établissant ainsi une base pour les relations bilatérales. Cette expérience historique montre que la coopération économique peut être un outil de construction de confiance, au-delà d'un simple échange de bénéfices. Ainsi, la reprise de la coopération économique après la guerre pourrait être un premier pas vers la restauration des relations, plutôt qu'une simple récompense.

La stratégie de refus de coopération économique pendant la guerre rend-elle une solution diplomatique plus difficile? Certains experts soulignent que mettre fin à la guerre sans incitation économique pourrait affaiblir la motivation de la Russie à négocier. D'un autre côté, faire de la récompense économique une condition préalable à la fin de la guerre pourrait compromettre la sincérité des négociations. En d'autres termes, la coopération économique pourrait être une incitation à mettre fin à la guerre, mais aussi un test de la sincérité des négociations.

Récemment, des discussions sur la reprise des relations économiques avec la Russie ont émergé en Europe et aux États-Unis. Par exemple, le Belfer Center met en garde contre le lien entre coopération économique à long terme et accords de paix. Si la portée de la coopération économique s'étend au-delà de la résolution du conflit, des variables incontrôlables pour l'Ukraine et ses alliés pourraient intervenir. Cela suggère que la coopération économique devrait rester une tâche postérieure à la paix, plutôt qu'une condition de celle-ci.

Ainsi, la stratégie américaine de refus de coopération économique pendant la guerre peut être comprise comme un moyen de maintenir la pression sur la Russie tout en cherchant à obtenir un levier de négociation. Cependant, compte tenu des limites des sanctions et de l'importance de la coopération économique pour rétablir la confiance diplomatique, la reprise des relations économiques après la guerre devrait être un choix stratégique plutôt qu'une simple récompense. Après la guerre, la coopération économique pourrait être le point de départ de la restauration des relations, mais ne devrait pas être une condition préalable à la paix.

La question qui reste est de savoir comment les États-Unis et l'Occident concevront la coopération économique après la guerre. Comment équilibrer les sanctions à court terme et la coopération à long terme, et comment intégrer les intérêts de l'Ukraine? Ces questions exigent des critères politiques et moraux, au-delà des simples intérêts économiques, pour reconstruire l'ordre mondial après la guerre.

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Sources

Pas de coopération économique avant la fin de la guerre : la fermeté des États-Unis en question — the gist.